Colloque Visions du monde animal : Résumés - SÉANCE 2.2

SÉANCE 2 : LES ANIMAUX AU CŒUR DU RELIGIEUX

Abdelwahed MEKKI-BERRADA (Canada)
Baraka et animalitude dans l’espace ethnothérapeutique marocain
L’islam est une tradition discursive inaugurée par des textes canoniques, coran et ahadith, (ré)interprétés depuis leur émergence au 8ème siècle. Au Maroc, l’espace ethnomédical est propice à une transmission orale. Une ethnographie de cet espace indique qu’y est actualisé un ordonnancement du monde. La baraka est cet effluve divin bénéfique qui « s’écoule dans les artères du cosmos », et le vivant est sacralisé en vertu de la baraka dont il est investi. En fait, « l’islam non-écrit » raconte une nature théophanique qui est une manifestation plurielle du divin dans le quotidien et dans laquelle l’animal porte en lui son créateur. On peut sacrifier l’animal à des fins ethnothérapeutiques, mais le mépriser ou le maltraiter aboutit à provoquer le sacré. Cette communication identifie les principes organisateurs d’une cosmogonie complexe où l’animalitude et l’humanitude communiquent entre eux par l’intermédiaire d’êtres mythiques, c’est-à-dire des êtres culturels qui peuplent la surnature, la nature et la société, organisateurs d’une cosmogonie complexe où l’animalitude et l’humanitude communiquent entre eux par l’intermédiaire d’êtres mythiques, c’est-à dire des êtres culturels qui peuplent la surnature, la nature et la société.
Conception et réalisation : Centre de services en TI et en pédagogie (CSTIP).
Tous droits réservés. © 2013 Université Laval