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Technologie

La construction du corps, de l’être et du paraître à travers le « piratage corporel »

Cet article traite du thème de la modification corporelle d’un genre « extrême » en se focalisant sur la mouvance du body hacking, ou « piratage du corps ». Ancrée dans l’ère du tout technologique, elle s’illustre par l’émergence d’un modèle organique rationnel socialement de plus en plus étendu utilisant des matériaux artificiels développés par soi-même. On en trouve des exemples avec l’insertion de puces électroniques sous-cutanées, d’implants magnétiques, d’implants génitaux vibrants, ou encore avec le remplacement de l’épiderme par des plaques en titane.

L’expansion du travail précaire, conséquence du système japonais de production flexible

La production flexible, inventée au Japon dans un contexte de sécurité d’emploi, a été importée aux États-Unis après 1975, afin de faire face à la concurrence japonaise de plus en plus efficace. Dans le contexte américain, différent de celui du Japon, la production flexible a entraîné l’affaiblissement des syndicats et une forte augmentation du travail flexible. Associée à un fort développement des nouvelles technologies, la production flexible américaine a redonné au pays une force compétitive accrue.

« Œuvres frontières » de l’art numérique : des actes de cocréation interdisciplinaire

En engageant un travail artistique plus collectif et interdisciplinaire, les technologies numériques transforment également la carrière sociale des œuvres d’art. Figures idéaltypiques d’une économie de la qualité où prévalent organisations par projets et marchés de prototypes, les œuvres d’art numériques constituent désormais le vecteur de nouveaux développements technologiques. Bénéficiaires de dispositifs inédits de soutien public en faveur de l’innovation, les arts numériques tendent en effet vers la création de valeurs qui ne relèvent plus exclusivement du monde des arts.