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Taïwan

Courir après le bien commun. Autochtonie et politiques publiques dans le baseball scolaire taïwanais

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Parti nationaliste chinois (Kuomintang) prend le contrôle de Taïwan avant de s’y replier durablement à partir de 1949. Son administration se glisse dans les structures établies par le gouvernement colonial japonais (1895–1945) et les institutions telles que l’école s’inscrivent désormais dans le service public de la République de Chine.

Le cimetière des « Éléphants noirs ». Une étude anthropologique des matchs truqués relatifs aux paris dans le baseball taïwanais

Des affaires judiciaires de matchs truqués liés aux paris touchent régulièrement la ligue taïwanaise de baseball professionnel depuis le milieu des années 1990. Elles impliquent chaque fois un grand nombre de joueurs et d’entraîneurs, des personnalités politiques locales et des membres de la police. L’acte de tricherie constitue une rupture du contrat moral qui lie les joueurs professionnels à leurs supporters.

Émissaires des ancêtres : Les oiseaux dans la vie et dans la cosmologie des Truku de Taïwan

Les Truku de Taïwan, jadis reconnus pour l’art de la guerre et la chasse aux têtes humaines dans les forêts montagneuses de l’île, possèdent une riche connaissance de la faune et de la flore sauvages qui s’y trouvent. Les chasseurs et les horticulteurs observent le comportement des oiseaux pour le plaisir, pour protéger leurs semences et pour y déceler des signes divinatoires. L’oiseau appelé sisil (Alcippe à joues grises, Alcippe morrisonia), qui est devenu le symbole national des tribus sadyaq (seediq/sediq/sejiq) et truku, prédit le succès ou l’échec à la chasse.

Femme économique? Circulation et rapports sociaux de genre dans les communautés seediq et taroko de Taiwan

Les anthropologues sont fascinés depuis longtemps par les différentes formes d’échange. Cet article, fondé sur une recherche de terrain dans trois villages autochtones taïwanais, s’intéresse aux différents moyens d’échange utilisés par les femmes qui tiennent des échoppes. Plutôt que de s’identifier elles-mêmes comme des entrepreneures, la plupart d’entre elles considèrent qu’elles apportent leur contribution à la famille et à la communauté.