• Anthropologie et Sociétés - Fondée en 1977

Adoption

La question du secret de la naissance dans les sociétés « traditionnelles » (note de recherche)

Cette note de recherche fait l’inventaire des attitudes et raisons alléguées contre le secret de la naissance lors de l’adoption chez les populations de droit plutôt oral et traditionnel, d’une part, et des attitudes et argumentaires de leurs opposants dans le même type de société, d’autre part.

Identité et question des origines dans l’abandon d’enfants au Burkina Faso

À travers l’étude de situations d’abandon d’enfants « sans père » ou nés de relations dites incestueuses au sein de la population moaga, nous tenterons d’éclairer les représentations identitaires qui entourent ces enfants. La responsabilité qu’a une femme d’un enfant conçu dans le cadre d’une relation prohibée semble se limiter à l’accouchement, tandis que l’homme se voit interdire l’accès à la paternité sociale. Les récits des mères d’enfants « sans père » témoignent par ailleurs de leur impossibilité de conférer à l’enfant une autre identité que celle de bâtard.

L’Arche de Zoé. La chronologie d’un naufrage humanitaire (essai)

L’affaire de L’Arche de Zoé a fait grand bruit dans la presse française passée en revue ici. Elle est révélatrice d’une certaine vision du droit d’ingérence humanitaire et interroge sur l’adoption internationale au regard d’un bien-être de l’enfant qui ne serait qu’unique et occidental.

Mots clés

Leblic, adoption, ingérence humanitaire, affaire de L’Arche de Zoé, presse française, Darfour, Tchad, ONU

Entre abandon et captation. L’adoption québécoise en « banque mixte »

Pour offrir une meilleure stabilité à l’enfant placé, les autorités étatiques en protection de l’enfance peuvent maintenant décider de le faire adopter. Cependant, avant d’être admissible à l’adoption, l’enfant placé doit être cliniquement redéfini comme étant abandonné. Au Québec, le programme de placement pré-adoptif en Banque mixte a délimité un espacetemps liminaire à l’intérieur duquel peut s’accomplir cette « reconfiguration ». La Banque mixte étend ainsi la souveraineté étatique au-delà des barrières légales traditionnelles qui garantissent la permanence des liens de filiation.