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Filiation

Le désir d’enfant exploré à travers les pratiques de nomination

Dans les sociétés occidentales, nommer l’enfant nouveau-né est aujourd’hui une responsabilité dévolue aux parents signataires de la déclaration de naissance, c’est-à-dire à ceux qui ont désiré que cet enfant devienne leur fils ou leur fille. Ce sont eux qui doivent lui transmettre un nom de famille et choisir les prénoms lui conférant une identité propre. À partir de l’analyse de 25 témoignages de parents québécois recueillis en entrevues, cet article explore le lien étroit établi entre désir d’enfant, filiation et nomination.

Parenté et affects : désir d’enfant et filiation dans les familles homoparentales en France

Les familles créées par des couples de même sexe sont au centre des débats contemporains sur le mariage et la filiation. Le désir d’enfant exprimé par des gays et des lesbiennes peut être réalisé par l’adoption, la procréation assistée ou la coparentalité. Dans toutes ces configurations se pose la question du lien qui s’établira avec le parent « social », lien socialement valorisé comme preuve de la force de l’amour et de la volonté dans la création d’une famille. Les choix individuels et la proximité affective sont ainsi mis en valeur comme fondements de l’attachement familial.

Le désir d’enfant et la transmission dans le projet migratoire de femmes capverdiennes

Ce texte repose sur un terrain ethnographique débuté en 2003 (27 séjours à ce jour) portant sur des familles capverdiennes confrontées à la migration. À partir de deux études, il sera question d’analyser la manière dont des femmes, confrontées à l’insécurité, envisagent leurs désirs d’enfants. L’histoire singulière qui a produit la famille capverdienne favorise une certaine méfiance entre les sexes, une réelle fragilité des alliances, là où les mariages officiels résultent généralement de calculs. Dès lors, le désir d’enfant concentre toutes les stratégies.