• Anthropologie et Sociétés - Fondée en 1977

Mexique

Invoquer les communs. Migrants mayas et quartiers informels de squatteurs au Mexique

La Riviera Maya, au Mexique, est devenue le terrain de jeu des riches et des célébrités. Le passage du tourisme de masse aux boutiques haut de gamme et au tourisme élitiste a provoqué un vaste développement le long de cet axe. À côté de ce paradis se trouvent des bidonvilles sans eau courante ni électricité. L’explosion du prix de l’immobilier et l’érosion des communs rendent les choses difficiles pour les travailleurs émigrés, la plupart étant Autochtones et travaillant dans l’industrie touristique pour pouvoir acquérir une terre et un logement.

Travail, morale et dépendance personnelle : les ouvriers agricoles mexicains et guatémaltèques dans les fermes québécoises

La littérature sur les programmes pour la main-d’œuvre agricole temporaire au Canada a plutôt analysé le cadre juridico-légal et ses répercussions sur le travail, montrant des conditions de vie et de travail comparables dans certains cas à une forme de servitude contemporaine. Dans cet article, à partir de nos terrains de recherche respectifs au Québec, nous approfondissons la dimension personnelle de la relation dans ces contextes caractérisés par plusieurs sources de vulnérabilité.

Les hommes qui partent et ceux qui restent : migration et masculinité au Mexique et aux Philippines (note de recherche)

La migration rurale-urbaine au Mexique et la migration internationale féminisée depuis les Philippines suscitent une reconfiguration des rôles genrés dans la famille : dans les deux cas, les femmes acquièrent une autonomie financière qui accentue la déstabilisation des rôles masculins auxquels se référaient leurs conjoints.

Au pays des Mayas métis

Les Mayas du Yucatán s’appellent et sont appelés « Métis », cas unique en Amérique latine. Une étude historique est faite des raisons de cette appellation et des noms disponibles pour les « vrais » métis ainsi que les autres noms désignant les Yucatèques. Le concept de xaak’ (variante xak’, xa’ak’), dont un des sens est « métis » en maya yucatèque mais qui signifie aussi mélange, et en particulier mélange de graines et mélange d’épices, est ensuite analysé à des fins comparatives.